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Ces 5 erreurs ont causé la chute de véritables géants.

Voici comment les éviter.

"Il est remarquable de constater l'avantage à long terme que des gens comme nous ont obtenu en essayant de ne pas être stupides, au lieu d'essayer à tout prix d'être intelligents.” - Charlie Munger

Cette phrase, je la relis souvent. Pour deux raisons :

1 - Elle vient d’un homme que beaucoup de gens que j’admire considèrent comme quelqu’un de brillant. Une très bonne raison d’écouter ce qu’il a à dire.

2 - Elle met en avant un point que nous somme très nombreux à négliger : ce qui nous empêche de progresser ce n’est pas l’absence d’éclairs de génie ou d’inspirations fulgurantes, ce sont les erreurs (parfois faciles à éviter) que nous commettons, souvent même sans nous en rendre compte.

Plus j’avance dans mon parcours d’entrepreneur, plus je me rends compte que la véritable métrique du succès, ce n’est pas le CA, le nombre de salarié ou la croissance exponentielle…

Le véritable test : c’est le temps.

La longévité, la capacité à durer dans le temps et à continuer de créer de la valeur (peu importe l’échelle), sur le long terme.

Quand j’ai réalisé cela, je me suis donc posé la question suivante : qu’est-ce qui cause la perte des entreprises qui, sur le papier, avaient tout pour réussir ? 

Cette interrogation m’a conduite à revisiter les travaux d’un auteur que j’aime beaucoup et qui s’appelle Jim Collins.

Jim en quelques mots :

  • Anciennement professeur distingué à Stanford

  • Il a tout quitté pour monter son propre labo sur la gestion d’entreprise connu pour ses travaux de recherches à très grande échelle

  • Il a publié plusieurs livres dont “Good To Great”, “Built To Last”, “How The Mighty Fall” qui se sont vendus à des millions d’exemplaires

C’est son livre “How The Mighty Fall” qui m’a aidé dans la rédaction de cette édition puisqu’il a étudié avec une grande attention les raisons qui ont causé la perte de très grandes entreprises, idéalement positionné pour réussir.

Il en a retiré ce qu’il appelle “les 5 étapes du déclin”.

Sans plus attendre, rentrons dans le vif du sujet.

Etape 1 : La suffisance arrogante :

Cette première étape est caractérisée par un excès de confiance et une arrogance qui peuvent amener l'entreprise à négliger les menaces potentielles et à croire qu'elle est invulnérable.

Comment l’éviter :

  • Cultiver l'humilité et l'ouverture d'esprit au sein de l'entreprise

  • Encourager la remise en question et l'amélioration continue

  • Valoriser la diversité des opinions et l'échange d'idées

C’est quelque chose qui me fait particulièrement peur puisqu’il s’agit d’un mal assez insidieux. La limite entre la confiance en soi, la conviction profonde et la suffisance ou l’arrogance, n’est pas toujours évidente à déterminer. 

Et les notions de remise en question et d’amélioration continue sont très dures à transmettre à des gens qui ne sont pas déjà dans la même démarche ou qui ne possèdent pas le même état d’esprit. La quête du “toujours mieux” peut-être mal vécue et assez ingrate pour les personnes qui ne se reconnaissent pas dans cet objectif.

Etape 2 : La quête indisciplinée de plus :

À cette étape, l'entreprise se lance dans une course effrénée à la croissance, souvent au détriment de ses valeurs et de sa mission initiale. Elle prend des risques inconsidérés et perd de vue ce qui a fait son succès jusqu'alors.

Comment l’éviter :

  • Définir et respecter les valeurs et la mission de l'entreprise

  • Établir des objectifs clairs, réalistes et mesurables

  • Privilégier une croissance maîtrisée et durable

En un mot : savoir dire non. 

Dire non à tout ce qui ne sert pas le but et la raison d’être de ton entreprise. C’est une chose très compliquée à faire puisque cela suppose de ne pas saisir toutes les opportunités qui se présentent, ça suppose de sacrifier des projets, de mettre au placard des idées prometteuses.

De tous les points abordés dans cette édition, je trouve personnellement que c’est le plus dur.

Etape 3 : Le déni des risques et des dangers :

Ici, l'entreprise refuse de reconnaître les problèmes qui se posent et minimise les risques qu'ils représentent. Les dirigeants peuvent se montrer trop optimistes et ignorer les signaux d'alarme.

Comment l’éviter :

  • Mettre en place un système de veille stratégique et concurrentielle

  • Encourager la prise de décision basée sur les données et l'analyse

  • Adopter une culture de la transparence et de la responsabilité

Je trouve le dernier point (celui sur la transparence) extrêmement compliqué à mettre en oeuvre. Parce que pour que ça fonctionne, il faut que tout le monde accepte de jouer le jeu… Avec les conséquences que cela peut avoir.

Et j’ai pu constater que les personnes qui sont prêtes à aller jusqu’au bout de la démarche ne sont pas nombreuses.

Etape 4 : La lutte désespérée pour la survie :

À ce stade, l'entreprise est en difficulté et cherche à tout prix à se maintenir à flot. Elle peut prendre des décisions précipitées et contre-productives qui mettent en péril sa survie à long terme.

Comment l’éviter :

  • Identifier les causes du déclin et élaborer un plan d'action

  • Communiquer efficacement avec les parties prenantes (employés, partenaires, clients)

  • S'adapter rapidement et efficacement aux changements du marché

En somme, réussir à garder la tête froide et ne pas se laisser dépasser par les événements. Je n’ai jamais été confronté à cette situation mais j’imagine que ça demande de prendre des décisions difficiles et impopulaires.

Je pense que l’aspect humain doit être le plus compliqué à gérer dans ce genre de situations.

Etape 5 : La capitulation :

Enfin, si rien n'est fait pour redresser la situation, l'entreprise finit par devenir obsolète et disparaître.

Comment l’éviter :

  • Investir dans l'innovation et la recherche et développement

  • Établir des partenariats stratégiques pour renforcer la position de l'entreprise

  • Mettre en œuvre des stratégies de redressement et de revitalisation

J’ai toujours pensé que la R&D ne concernait que certains secteurs d’activités (l’industrie, la tech…) mais je me rends compte que les sociétés de service aussi sont concernées.

Dernier exemple en date : l’accélération des développements et des applications pratiques dans le secteur de l’intelligence artificielle qui pourraient rendre des métiers jusqu’ici réservés aux travailleurs de la connaissance complètement obsolètes.

ChatGPT 4 a des résultats d’examen au barreau meilleur que 90% des candidats. Ça fait réfléchir.

En conclusion

Les travaux de Jim Collins m’ont fait ouvrir les yeux sur une chose : la croissance comme le déclin sont le fruit de plusieurs facteurs, souvent cumulatifs, mais pas toujours évidents ou visibles à première vue.

Au même titre qu’il y a des améliorations en apparence marginales qui sont responsables du succès d’une entreprise sur le long terme, il existe des “tueurs silencieux” qui peuvent avoir raison de celle-ci sans même que l’on s’en rende compte.

Si cette édition t’as plu, n’hésite pas à la partager à UNE personne à qui elle pourrait être utile. C’est tout. 😉

Si jamais ça t’intéresse, voici d’autres façons dont je peux t’aider :

  • Si tu as une marque dans le secteur de la food ➡️ Tire-Fesses est la meilleure agence social media de l’univers (en toute objectivité)

  • Je cherche activement d’autres agences qui opèrent sur le même marché avec des compétences complémentaires à la nôtre (branding, packaging, RP…) pour nouer des partenariats stratégiques.Pour être totalement transparent avec toi, l’acquisition ou la prise de participation au sein d’entreprises qui opèrent dans la même verticale que nous fait partie de ma stratégie de développement à moyen terme donc je garde les yeux et les oreilles ouverts.Si ça t’intéresse ou si tu connais quelqu’un, il suffit de répondre à ce mail.

Et enfin, si tu n’es pas encore inscrit, c’est le moment d’y remédier.